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SILICIUM. 2

02/01/2018
SILICIUM. 2

Dans un premier article sur le sujet, nous avons abordé des généralités concernant le silicium.



Pour rappel, le silicium est présent en abondance dans l’écorce terrestre et le Vivant (faune & flore). En tant qu'êtres humains, nous faisons partie de ce "Vivant" sur terre.


De fait, nous avons à la naissance un capital de 7g que malheureusement nous perdons avec l’âge. 


Plus précisément et en ce qui nous concerne (bien sur il en va de même pour les animaux), le silicium est présent dans différents organes et glandes  : poumon, rate, foie, coeur, cerveau, pancréas, surrénales, thymus. 


L’organe de la peau et de ses dérivés : cheveux, ongles. 


Mais aussi au sein des os, du cristallin, des parois vasculaires, de l’émail dentaire, etc. 


Présent dans nos cellules en quantités variables selon la localisation ; il est surtout un constituant du tissu conjonctif, le tissu le plus abondant dans le corps dont la fonction est d’assurer jonction et soutien. Le cartilage, le tissu osseux, le tissu adipeux, le tissu vasculaire sont des tissus conjonctifs. Le tissu conjonctif entoure également les fibres musculaires, compartimente les lobes du poumon, les oreillettes et ventricules du coeur, etc. Au sein du tissu conjonctif, le silicium induit ou régule la multiplication des fibroblastes, ceux ci étant responsables de la formation des fibres collagènes et élastiques générant souplesse et élasticité. En d’autres termes, la teneur suffisante en silicium au sein de notre organisme sera garante de bonne tenue, de résistance, d’élasticité des tissus responsables de l’architecture de notre corps, entre autre. 


Force est de constater que le tissu conjonctif est omniprésent dans le corps, et que le silicium est donc requis en conséquence afin d’assurer le bon maintien de ces tissus. 



Le silicium agit donc en terme d’entretien et de réparation.



Comment ? 



En stimulant la production d’élastine et de collagène, basiquement. 



Si vous voulez la version « corsée » : le silicium a une action cytostimulante, cela veut dire qu’il stimule la croissance des fibroblastes et, comme je viens de l'évoquer, la synthèse de l’élastine et du collagène. Les tissus conjonctifs seront donc plus souples, plus toniques et résistants. 


Cette action cytostimulante s’applique également à la circulation sanguine, ainsi qu’aux os. 



Le silicium agira également de façon très intéressante sur le processus inflammatoire et bien des témoignages attestent qu’il a su remplacer des traitements à base de cortisone.  Les pathologies de type inflammatoires sont facilement identifiables dans notre vocable puisqu'elles finissent en « ite »  … arthrite, tendinite, etc.  



La peau, enveloppe ultra sensible et soumise à toutes les contraintes extérieures de notre quotidien, trouve dans le silicium un allié de taille, afin de préserver sa tonicité, fermeté, hydratation, renouvellement cellulaire et détoxination. 


Pas étonnant que les marques cosmétiques s’intéressent à cet actif précieux depuis sa découverte et mise sur le marché … 



Concernant notre capital santé, la molécule de silicium organique monométhylsilanetriol est celle qui aura le plus grand intérêt, en terme de résultats. Voici quelques repères qui permettront de mieux distinguer à quel silicium vous avez à faire. 



Nous avons abordé dans le premier article, le fait qu’il existe plusieurs sortes de silicium :


- Issu du végétal : silice colloïdale


- Issu du minéral : rendu assimilable par l’organisme après passage en laboratoire ; résultat des recherches de Norbert Duffaut à partir des années 1950 à Bordeaux 



Biodisponibilité & assimilation 



La silice colloïdale ( prêle dans sa grande majorité, mais aussi ortie ou bambou)  est formée de colloïdes en suspension dans l’eau. Un colloïde est en quelque sorte à mi chemin entre solide et soluble ; il est de ce fait plus assimilable qu’un solide mais son assimilation est sans commune mesure avec un soluble  - pour augmenter l’assimilation d’un colloïde, la technique employée généralement est de réduire celui-ci. 


Pour passer la barrière digestive, la silice colloïdale s’associe avec une protéine qui lui sert de transporteur. Cette protéine ne lui est pas spécifique, elle se lie également à d’autres oligo éléments, minéraux et substances. Elle possède par conséquent un seuil de saturation. La silice colloïdale est donc de très faible absorption. S’il fallait donner un chiffre concernant son taux d’absorption, celui ci avoisinerait les 3%



Le silicium organique est obtenu à partir de la « prédigestion » du silicium minéral à travers l’action de micro-organismes sur les cristaux de quartz. Parmi les facteurs développant l’activité de ces micro-organismes se trouvent certains acides aminés - constituant des protéines- ; ceux ci s’associent au silicium organique devenu hydrosoluble pour donner une solution que nous pouvons classer dans la famille des Silanols - acides aminés. De par son hydrosolubilité et du fait de sa liaison directe avec des acides aminés transporteurs, le silicium organique est directement absorbable à des taux très élevés. S’il fallait donner un chiffre, celui-ci avoisinerait les 70% 



Non seulement ces silices colloïdales issues du minéral sont de faible absorption, mais elles peuvent être irritantes pour les reins qui, avec les intestins, sont la voie d’élimination des colloïdes.  Une cure excessive d’argile ou de prêle peut, du fait de leur teneur en carbonates, provoquer des calculs rénaux. Le silicium organique, quant à lui, est le résultat de la « prédigestion » de la pellicule de silice à la surface des cristaux de quartz par des micro-organismes (bactéries et diatomées). Durant cette « pré-digestion » certains acides aminés s’associent au silicium organique et donnent une solution que nous classons dans la famille des silanols d’acides aminés. 


Grâce à son hydrosolubilité et aux acides aminés transporteurs, le silicium organique, encore une fois, a un taux d’absorption d’environ 70% ; il est ainsi la forme idéale pour l’asborption digestive : il traverse également la barrière cutanée et peut, dès lors, être absorbé par simple application. Ainsi, réaliser des compresses occlusives sur les zones à traiter reste une option efficace. 



Des scientifiques de référence … 



La première fois qu’une molécule de silicium a été isolée, c’était par la main du chimiste Suédois Jöns Jacob Berzelius en 1823



En 1878, Louis Pasteur disait : « Le silicium est appelé à révolutionner nos méthodes thérapeutiques »



Il y eut ensuite Norbert Duffaut, chimiste organicien de l’Université de Bordeaux  : en 1957 exactement, il parvient à synthétiser une molécule de silicium organique, stabilisée dans de l’acide salicylique. Cette molécule va rapidement être appliquée en médecine sous l’appellation « DNR ».



1958 : Norbert Duffaut et le Dr Jacques Janet, spécialisé en gastroentérologie, utiliseront le DNR en application conjointe avec un appareil d’ionocinèse, lui même mis au point par le Pr Jacques Breton


A cette époque, de nombreux articles attesteront de l’efficacité du processus de soin, alliant DNR et ionocinèse, dans le cadre de traitement de maladies cardio-vasculaires, pathologies inflammatoires type rhumatismes, et même des cas de cancers. Concernant les cancers, je tiens à préciser le champ d’action de l’application et ingestion des organociliciés : ce sont en conséquence les effets secondaires de la chimiothérapie et de la radiothérapie qui sont amoindris, ainsi que les brûlures et la chute des cheveux. 



Viendra dans les années 1980 la collaboration Norbert Duffaut - Loïc Le Ribault … qui donnera lieu à la diffusion du silicium issu des recherches du premier, et dont la formule ne cessera d’évoluer jusqu’à l’obtention du bien connu G5.



Depuis, le silicium continue à intriguer et susciter recherches et débouchées commerciales. 



Après ce bref historique et pour nous remettre dans le bain du silicium, voici une longue phrase qui restitue bien le propos qui anime cet article en premier lieu :


«  Dès l’instant où il est avéré que le tissu conjonctif est omniprésent et fondamental dans l’organisme humain, dès l’instant où l’on comprend que la qualité des tissus de soutien est primordiale au bon fonctionnement de tout l’organisme et de chaque organe lui-même, dès l’instant où l’on comprend que la qualité de ces tissus de soutien est elle-même conditionnée par la présence de silicium, l’on comprend que le silicium est à la base des bons fonctionnements ou des dysfonctionnements de tous les organes. »


Cet extrait est tiré du petit livre (bien pratique, je peux l’emporter partout avec moi) du Dr Saubens, que l’on trouve au prix de 10€ sur internet … inutile de préciser que je vous  recommande son acquisition. De tous les ouvrages que j’ai pu lire sur le silicium, celui ci est mon préféré. Ce n’est pas seulement son format, mini, qui en fait le compagnon idéal de n’importe quel sac à main (aucune excuse pour le laisser chez moi quand je sors prendre un café en solo) … car en effet et je vous l’accorde, assimiler de l’info sur le silicium n’est pas une mince affaire ; en ce qui me concerne en tous cas : lire et relire, dès que j’ai un moment, tout ce que je peux. Et c’est parmi tous, l'ouvrage que je recommande ; parceque je le trouve complet, synthétique, précis et accessible. 


Notre chef de Labo a également publié un livre sur le sujet, qui rejoint les propos mis en lumière par le Dr Saubens. Cet ouvrage reste malheureusement bien plus difficile à se procurer. Vous trouverez les références en bas de page *


Ci après, le lien vers un publi-rédactionnel diffusé dans le milieu de la podologie, signé par notre chef de Labo. Bien que très axé sur les pathologies inhérentes à la podologie, il me semble que l’article est tout à fait intéressant et accessible au grand public. Je vous invite à lire Le silicium organique dans le traitement des pathologies du pied. Document pdf à télécharger -onglet "télécharger" à coté d' "en savoir plus" sous les photos produit. 



J'espère vous avoir donné quelques informations claires ... 


La thématique du silicium est vaste, il y a beaucoup de choses à dire. 



La suite au prochain article ! 



Bien à vous, 



Myriam K.



* Le silicium organique, élément oublié & molécule d'avenir. Par Dr M. Trabelsi



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